Les vedettes de l'Oie-Zoo

Le marais est un milieu à protéger, car les milieux humides sont des zones où la rencontre de la terre et de l’eau crée un habitat riche et propice à de nombreuses espèces animales et végétales. L'Oie-Zoo, un marais aménagé que vous pouvez visiter au coeur de la ville de Rivière-Rouge, regorge de vie. Ouvrez bien les yeux et les oreilles... et essayez d’y voir et d’y entendre ce qui s’y cache !

Grande Oie des neiges (Greater Snow Goose)
Les Grandes Oies des neiges que vous observez dans le marais ont pris part à de nombreux travaux de recherche (voir la section "Recherche scientifique" pour en savoir plus). Ces oies proviennent d'oeufs prélevés sur l'île Bylot au nord de l'île de Baffin dans l'Arctique canadien. Comme elles ont été élevées en captivité par des humains, on dit qu'elles sont "imprégnées" sur des humains. Tous ces oiseaux portent des bagues de couleur aux pattes pour pouvoir les identifier et faire le suivi de leur état de santé.

Les Grandes Oies de neiges sont faciles à repérer: les adultes, mâles comme femelles, sont blancs avec le bout des ailes noires. Celles que vous observez dans le marais proviennent d’oeufs prélevés dans l’Arctique canadien. Les oies que vous observez à l’Oie-Zoo ont été élevées en captivité pour permettre aux chercheurs d’étudier la croissance rapide chez les oisons et les adaptations au froid chez les juvéniles et les adultes.

Carte migrationLes Grandes Oies des neiges font près de 4 000 km à chaque printemps pour se rendre dans l’Arctique canadien. Ils profitent ainsi du court été arctique pour se reproduire et élever leurs jeunes. L’Arctique offre certaines conditions idéales pour les oisons : un soleil qui ne se couche jamais pendant tout l’été, peu de prédateurs terrestres pouvant s’attaquer aux œufs et aux jeunes, et une végétation assez abondante pour nourrir toute la famille.

Croissance oiesÀ l’éclosion, au début de juillet, les oisons ne pèsent que 80 g environ. Mais 45 jours plus tard, ils font déjà près de 2 kg. Ce taux de croissance aussi rapide est nécessaire à leur survie puisque dans l’Arctique canadien, l’été est très court. Les oisons ont donc très peu de temps pour atteindre une taille proche de celle de l’adulte et développer une forme physique compatibles avec l’envol migratoire.

Au début de septembre, les familles quittent les terres arctiques. Destination « vacances » : la côte Est américaine. Entre autres, la Caroline du Nord. Les Oies y passeront l’hiver et le printemps suivant, le grand voyage sera à recommencer.

Les Oies font escale à le long du fleuve Saint-Laurent pour s’y reposer et s’y nourrir. À l’automne, il est facile de distinguer les juvéniles : ils sont grisâtres. Ils perdent ensuite progressivement leurs plumes grises au cours de leur première année. Les adultes, mâles comme femelles, sont blancs avec le bout des ailes noires et pèsent entre 3 et 3,5 kg en moyenne. Par contre, leur masse corporelle varie considérablement au cours de l’année.

Cri: whouak

Bernache du Canada (Canada Goose)
Vous apercevez un grand oiseau au long cou noir, aux joues blanches, à la poitrine pâle et au dos foncé ? Vous l’avez reconnue: c’est une Bernache du Canada. La plupart des Bernaches de l'Oie-zoo ont été élevées en captivité dans le cadre d’études scientifiques. Mais à l’occasion, une cousine sauvage se permet une petite visite sur le site...

Bernache 2La Bernache du Canada est une espèce qui compte 11 races, y compris la plus grande et l’une des plus petites bernaches au monde. L’une des plus petites, la Bernache du Canada minima, peut peser aussi peu que 1,1 kg, alors que la plus grande, la Bernache du Canada géante,Bernache 1 peut peser jusqu’à 8 kg. Selon la race, l’envergure de leurs ailes se situe entre 0,9 et 2 m. La couleur des parties inférieures varie d’une teinte gris pâle à noisette et même brun noirâtre. Les diverses races se distinguent aussi par les proportions de leur corps, notamment par la longueur relative du cou, de la conformation et de la posture.

Nid bernachesLes Bernaches du Canada, comme les Grandes Oies des neiges, sont aussi de grandes voyageuses. Au printemps et à l’automne, durant leur migration, on peut les apercevoir en train de voler en groupe en formant un grand ‘V’. Elles arrivent ainsi à parcourir plus de 1 000 km en une seule journée. Au printemps, elles font le voyage Bebes bernachesvers leurs aires de nidification situées normalement un peu plus au nord. Par contre, on compte de plus en plus de bernaches résidentes qui nichent et demeurent toute l’année dans la région. Les parents nichent souvent au même endroit et utilisent parfois aussi le même nid d’année en année. À l’automne, les parents refont le trajet inverse en compagnie de leurs jeunes et la grande majorité va passer l’hiver un peu plus au sud. On dit que les adultes s’accouplent pour la vie, mais le divorce est aussi chose courante.

BernacheLes bernaches en vedette sur le site de l'Oie-zoo ont été élevées par des humains avec lesquels un lien très étroit s’est formé au cours de leur croissance. Les petits, appelés “oisons”, commencent à communiquer avant l’éclosion avec leurs parents (dans ce cas-ci, des humains). Une fois sortis de l'œuf, les jeunes répondent de façon très différente à une variation dans la tonalité et la manière de prononcer les mots utilisés pour les appeler. Ceci laisse croire que les bernaches adultes utilisent une variété de cris possédant une gamme de significations pour communiquer entre elles. Un groupe de chercheurs a en effet établi que la Bernache du Canada posséde environ 13 cris différents, qui varient des bruyants cris de salutation et d’alarme aux faibles gloussements et aux murmures des bernaches qui s’alimentent. Écoutez bien. Vous les entendrez sans doute se "parler" !

Cri: a-honk

>>> Cliquez ici pour voir d'autres oiseaux qui nichent ou s'arrêtent dans le marais.